|
La non-prolifération en question par François Géré En procédant à leurs essais, Indiens et Pakistanais ont montré que leurs con-ceptions de la recherche de la puissance et de la conservation de l'intérêt national divergeaient radicalement de celles qui, à ce jour, semblent l'emporter dans la zone euro-atlantique |
|
|
Le virage de la Chine par Michel Tatu Les essais nucléaires indiens et pakistanais posent un double défi à la Chine. D'une part, ils l'obligent à concentrer à nouveau son attention, comme dans les années soixante, sur sa façade Pacifique, vers Taïwan et la mer de Chine méridionale, où elle revendique plusieurs îles détenues par le pays de l'ASEAN. |
|
|
Politique nucléaire du Pakistan par le Général Alain Lamballe, chef du MCLAAA Les essais nucléaires, le mois dernier, en Inde puis au Pakistan, ont officialisé une situation de fait. Les deux pays protagonistes de l'Asie du Sud possédaient déjà, depuis de nombreuses années comme l'affirmaient les analystes, une certaine maîtrise des armes nucléaires. Une dissuasion nucléaire qui ne voulait pas dire son nom existait bel et bien dans cette partie du monde (Alain Lamballe, Le Pakistan à la recherche de lui-même, Défense nationale, mars 1997). Elle s'en trouve confortée. |
|
|
Du Japon : à l'ombre chinoise par Jean-Paul Joubert, directeur du CLESID, Université Lumière, Lyon Le mauvais génie ne risque-t-il pas de sortir de sa boîte ? La question est sur toutes les lèvres après les essais nucléaires indiens et pakistanais qui semblent tout d'un coup démolir les belles assurances de la dissuasion. Et si le tabou venait à être transgressé ? C'est sans doute l'occasion de rappeler, après Fred Iklé (Fred Charles Iklé, "The Second Coming of the Nuclear Age", Foreign Affairs, vol 75, n° 1, janv.fév. 1996, pp. 119-128.) , que si le "non emploi" est, depuis Hiroshima une réalité historique incontestable, la dissuasion est, elle, une théorie hypothétique |
